Bételgeuse, Syrius et Orion en action [ Daddy, you'de be proud ]

Bételgeuse, Syrius et Orion en action [ Daddy, you'de be proud ]

Un week-end de grisaille, aller s'enfermer au Planétarium semble soudain une merveilleuse i-
Dée.
Surtout que je n'avais jamais mis les pieds dans un planétarium. Mon papa serait fier,
Lui qui a
tenté de nous apprendre, à moi, mon frère, ma soeur, que la grande casserole là-bas
Avait un nom
plus scientifique et que si, si c'était possible de se repérer dans le ciel. Sauf que
Montréal
souffre de pollution lumineuse, donc ça n'a rien d'évident car le ciel est trop éclairé
Pour pou
voir y distinguer, sous les fumigènes jaunes, la présence de ces petites étoiles qui
Nous envoie
nt leur lumière. Cela est dû à des éclairages mal conçus ou mal orientés qui nui-
Sent à l'obscur
ité normale de la nuit. Celle qui, quand on est gosse, nous flanque la trouille et
Nous empêche
d'aller à la cave. Et que c'est là en bas qu'on rencontre l'infini malfaisant qui
Nous rappelle
notre "moi originel" (j'ai lu Flahault pour mes cours de mythologie, pardon, pa-
Rdon, je reprend
s). Bref au lieu d'éclairer le sol, ces lampadaires éclairent tout le ciel et em-
Pêche les passi
onnés de se livrer à l'observation des cieux. L'exposition, retraçant l'histoire
Des découvertes depuis 1960 ainsi que celle de la création du Planétarium de Montréal, qui va
Bientôt d
éménager, est libre d'accès. On peut y voir le Planétarium en pleines années hippie,
En apprendre plus
sur les planètes, apprendre que notre poids sur Mars ou sur Jupiter est effra-
Yant mais d'une mani
ère différente, c'est selon, tomber sur des visages connus (salut Hubert,
Denis se souvient enco
re de toi et des matins qu'il a maudit dans la voiture au son de ta voix
), et
Bien sûr, le tout
ponctué de jolies images des étoiles et de leur trainée cosmique.

En sortant, le temps de passe
r près d'une Eglise du coin McGill (promis j'arrête bientôt avec ma
Passion momentanée pour les
Eglises surtout quand j'ignore jusqu'à leur nom) (beh quoi, traver-
Ser et noter le nom, ça prend
du temps précieux quand les petites menottes crient "je me les gèle
Rentre dans le métro"), de v
oir la monumentalité (mais on est pas sûrs de craquer) de la Gare
Windsor, et de voir que m
ême McDo est attaqué par les stalactites. La mondialisation t'empê-
Chera pas de mourir de froid na (s
auf que la graisse à friture qu'ils posent sur leurs ingrédients
Met plus de deux mois avant de
se dégrader, d'ici là, le dégel aura donc eu lieu. Holy shit, ce sera
Pour l'an prochain). Mais
ce départ ne fait que préparer le retour. Car les spectacles du matin
Etaient r
éservés aux enfants (leurs noms l'indiquaient assez bien: Draco le Dragon Céleste. Heu,
Je repasserai). Alors je
suis revenue en soirée, et suis entrée à pas feutrés dans la salle centrale, le
Lieu que je n'av
ais pu qu'effleurer des yeux avant cela. Le spectacle était sur la Voie Lactée, et c'est
Assez e
nvoûtant, cette salle domesque, avec de drôles d'appareils et un orateur attitré. Au pla-
Fond, l
es images apparaissent comme par magie. La tête dans les étoiles, au sens propre,
Cette fois.


# Posté le lundi 23 février 2009 20:45

Modifié le lundi 23 février 2009 21:33

Méli-mélo de découvertes montréalaises . . . [ L'histoire d'un petit chaperon bien emmitouf dans la ville ]

Méli-mélo de découvertes montréalaises . . .  [ L'histoire d'un petit chaperon bien emmitouflé dans la ville ]

Munie de mon fidèle bonnet tibétain qui garde ma tête au chaud (merci maman!), c'est toujours
Accoutré
e de ma tenue de choc et de mes multiples couches que je brave le froid. Le mois de
Janvier a été parti
culièrement "polaire" m'a-t-on soufflé à l'oreille, février se fait plus doux, on a
M
ême eu de la bonne vieille gadoue à la belge et de la pluie. Sauf que parfois, le thermomètre
Retombe
à -22, y'a pas d'avance.

Un jour de grand
froid d'ailleurs, découverte de la Place des Arts, aux faux airs de la fense à Paris,
Mais en moins impressionnant bien sûr.
Le soleil est tout de même venu se réflechir dans les bâ-
Timents touresques, leur donnant pr
esqu'une jolie aura! Et au passage, j'ai croisé une jolie Eglise
Evangéli
ste (les églises sont foison ici c'est incroyable), celle de Saint-John, et à Berri, celle de Ste
Catherine j'imagine. Dans
la pente, la neige avait élu domicile ce week-end là. J'avoue que je lance
Souvent gaiement de p
etits coups de pied pour démolir des zones "unouched" de neige et que je
Marche d
ans les pas de mes prédecesseurs pour ne pas m'y engouffrer les jours de cours où mes
Pieds doivent plu
tôt rester secs. Dans les rues, se sont de superbes maisons qu'il arrive de croiser.
En rentrant c'est
le Théâtre du Nouveau Monde que je croise, et je sors l'appareil pour son architectu-
Re et sa couleur
originales.

Le cinéma AMC Forum, ancien stade de hockey délaissé il y a une vingtaine d'années au profit du
Centre Bell, centre actuel des embrassades viriles, garde une structure assez gigantesque. C'est
Un vrai petit paradis du cinéphile, avec un espace agréable,
des tribunes hommages au sport, des
Escala
tors assez imposants, un espace ouvert et une vingtaine de salles distribuées sur 3 étages
(Et plein de
films à l'affiche!). Et côté centre commercial aéré et lumineux, j'ai découvert le Com-
Plexe
Desjardins
près de Saint-Laurent, avec sa fontaine agréable, sa vitrine de projet d'implan-
Ttation des arts dans
la ville, ses galeries et sa belle lumière.

______________________


Après 50 jours sur la terre québécoise, j'ai bien emmagasiné quelques détails, à savoir que le jus
De
canneberge est une valeur sûre ici, que le Coca Light n'existe pas (il vous faudra demander du
Diet Coke sous peine d'être incompris(e) et regardé(e) comme un(e) extraterrestre), que si vous com-
Mandez un
e boisson comprenant du Bailey's, la taille de votre verre risque fortement de vous déce-
Voir vu le p
rix exorbitant de cette boisson en voie de disparition, et que vous pouvez volontiers sortir
Vos "trois
sous" pour épargner au gentil commerçant de vous refourguer des cents encore et encore,
Monnaie que même la machine à café refusera d'ava
ler.

En cette fin fé
vrier je retourne à mes piteuses feuilles de cours, la dure réalité étant que la session
D'examen mi-semestrielle lance les festivités en cette pér
iode polaire. D'ailleurs, au lieu de profiter
D'
un bon -20, je me tiens bien au chaud, mais devant des pages de matière à faire imprimer par
M
on cerveau, qui en ce moment, ressemble plutôt à un pois chiche mal nourri. Mais bien sûr, je
Pense aux
choses qui sont révolutionnaires ici. Legendary dirait Barney (HIMYM, référence multi-
Saisonnière).
A Montréal, les toilettes sont gratuites dans les lieux publics. Gra-tui-tes. Nan?
C'est l
e genre de choses auxquelles il ne faut pas trop s'habituer, sous peine d'un re-
Tour difficile à la réalité belge, e
t surtout, sous peine que Mme Pipi vienne me marteler
Le crâne pour fraude-WC.




Je viens de terminer "Variations Sauvages" Hélène Grimaud, un bouquin autobiographique d'une
Musicienne qui a eu du mal à trouver sa place dans notre monde. Elle l'a fait en s'incarnan
t dans la
Musique. Mais il lui manquait quelque chose. Et un jour, elle a trouvé les loups.
Et cela a provoqué
En elle quelque chose de magique.

Alors devant cette allée de platanes qui m'avait enchantée, bruissante du mistral et du parfum d'été,
Malgré le souvenir des mains
de ma mère tressant mes cheveux et de ses rires, malgré la mémoire
De ce quelque chose que
j'attendais encore et qui, dans un soupir, sans que je le saisisse, avait dé-
Jà disparu, ma
lgré ma jeunesse et sa force, j'ai eu l'envie sauvage, brutale, irrépressible, pour la pre-
Mière et la dernière fois de ma vie, de disparaître.
- On ne peut être essentiel que dans le
malheur. Il incite à rester sincère, m'a dit, ce jour-là, un ami au
Téléphone. (...)

A un i
nstant de ma vie, ma différence m'a été si intolérable que j'ai souhaité ne plus être moi-même.
Cet état aussi, je l'ai dépassé. Je préfère prendre le risque de décevoir les gens plutô
t que de leur
Mentir. Le but de la vie n'est pas de se protéger; le risque fait partie de l
a condition humaine. (...)
J'ai
acquis petit à petit cette harmonie intérieure lorsque j'ai accepté mes contradictions, lorsque
J'ai compris que certains êtres ne sont pas un, mais un p
uzzle d'aspirations contraires, et qu'il est
Suicidaire, voire mutilant, de renier l'une de
ces pièces au prétexte de vouloir ressembler à une
Norme imposée par un modèle (...). Chaqu
e être porte le mystère de ses contradictions, de ses
Combats intérieurs. Nous sommes tous d
es mystères incarnés. Je me sens merveilleusement
Heureuse aujourd'hui, parce que j'ai trouv
é mon équilibre, j'ai résolu ce problème de symétrie qui
M'a poussée, enfant, à m'âbimer.



# Posté le dimanche 22 février 2009 16:51

Modifié le mardi 02 juin 2009 09:57

Igloofest dans le Vieux-Montréal [ Ou comment danser avec manteau, moufles, et bonnet ! ]

Igloofest dans le Vieux-Montréal [ Ou comment danser avec manteau, moufles, et bonnet ! ]

Une igloofest, c'est très spécial. Tout d'abord, j'ai compris que la drague à la québécoise en
Hiver doit s'éffe
ctuer avec un radar super-éfficace, car rien de plus classu' que de danser en
Mouffles et manteau-doudoune, avec
un bon bonnet, et pas de liberté grande de mouvement
A cause du
dit-manteau (et un remuage de pieds des plus rythmé pour convaincre ces derniers
Que, n
on, ils ne sont pas en train de geler, mais non les petits). Ensuite, c'est de drôles, vrai-
ment drôles, de costu
mes (hey va te couvrir toi!). On y danse sur de la musique électro-bizarre,
Et on peut
faire la soirée au café (car au cidre de fruit, ça coûte cher et puis ça n'réchauffe pas).
(Le café
alcoolisé est en option pour ceux qui veulent, mais le résultat fait peur d'avance).

J'y étais avec Amaël et Sophie et Laura et Marie, des compa-
Gnons
de choix pour cette soirée près du fleuve Saint-Laurent.

Il y a de grand
es estrades, des igloos construits et illuminés (les plus motivés peuvent même
Construire leur propre igloo, sans
moi sur ce coup-là!). Et les croustilles, ça ne va pas vous ré-
Chauffer, c
e sont de bêtes chips (disappointment profond). Et puis, à 23h00, on décide de ren-
Trer chez soi, frigorifi
és. Et on traîne nos petits petons jusqu'au métro. Ou tout de même on se
Rend com
pte qu'à l'intérieur, surtout dans les cafés et bars d'ailleurs, les québecoises se rat-
Trapent bien (Mad
emoiselle, tu as oublié d'enfiler ta jupe en dessous de ton t-shirt long... Sauf
Si le t-shirt long, c'est ta jupe). Là, tout de suite, les petits tops sont partout. C'est le printemps
Egalement d
ans ma rue piétonnière, même s'il neige ce soir, les oiseaux, eux, décident d'ap-
Peler l'éve
il de la nature tous les matins, et ils ont bien raison.


# Posté le mercredi 18 février 2009 17:23

Modifié le mercredi 18 février 2009 19:18

Fête des Neiges, au Parc Jean-Drapeau, et sa superbe Biosphère [ Petite balade sur l'île Sainte-Hélène ]

Fête des Neiges, au Parc Jean-Drapeau, et sa superbe Biosphère   [ Petite balade sur l'île Sainte-Hélène ]

Le 25 janvier, c'était la Fête des Neiges au Parc Jean-Drapeau (notez bien que
C'est toujours la fête des neiges à Montréal
depuis mon arrivée). Mais là, les familles sont de sortie
Sur l'île Sainte-Hélène, cette petite partie de terre juste en deç
à du Vieux-Montréal, et reliée par une
Ligne de m
étro à 3 stations qui nous fait passer sous le fleuve Saint-Laurent. La première chose que
L'on voit en sortant de la station, mis à part quelques acharnés
de hockey bien bottés et les glissoires
Su
r tube, c'est la magnifique et intrigante Biosphère, construite par Buckminster Fuller, un avant-gar-
Diste écologique. A l'ex
térieur, 40 tableaux photographiques illustrent l'exposition « Le Fragile Equi-
Libre »
, présentée dans le cadre de l'Année polaire internationale. Un véritable regard sur l'Arctique
Canadien, sur la nature, la faune, la flore et les habitants de ce
tte vaste région méconnue. A l'in-
Térieur, une exposition m'a séduite particulièrement, celle sur la forêt boréale, regroupa
nt des photo-
Graphies aériennes du Québec au Yukon.

Cette exposition sur la forêt boréale, qui occupe près de 60 % du territoire canadien (!), m'a beau-
Coup plue, ce sont des paysages que l'on rêve
d'avoir l'occasion de voir en vrai. En voici un grand
Aperçu (puisque j'ai tout paparazité!) avec
le Parc des Grands Jardins (Québec), le Glacier au sud
De Whitchorse (Yukon)
, une zone près du fort Nelson (Colombie Britannique), deux zones du
High Level (Alberta), la Région Boréale, le nord du Manitoba, le territoire traditionnel de
Poplar River,
la Baie de Georgie (Ontario), le parc National (Québec), et pour finir,
Un glacier du Yukon. Pour une vision d'ensemble, la vidéo est un must! Les vidéos
De la Biosphère, des Grands Lacs et de la tricherie en luge sont aussi un petit régal.


Un peu d'histoire (pas chiante) de la Biosphère : pour ceux qui sont fascinés comme moi par son archi-
Tecture, sa structure reproduit 75 % de la sphère à partir de formes triangulaires. On parle de structu
res
Géodésiques, qui sont connues pour leur solidité par rapport au poids des matériaux utilisés. El
les re-
Dirigent les tens
ions de la construction. Mais Buckminster n'avait pas pensé qu'ici, on est au Canada,
Et qu'au Canada, il fait froid nondidju
! L'intérieur est vraiment un calvaire à réchauffer et la structure
Risque de souffrir des tempêtes de neige. Les variation
s de températures (beh oui, en été, il fait chaud),
Contractaient les enveloppes structurelles. Tout ça n'allait pas fort. Al
ors on améliore tout ça en 1992.
Cambridge Seven planche alors sur la structure intérieure. Et aujourd'hui un joli jardin d'eau donne l'oc-
Casion d'entrer en contemplation (comme dans un film de
Tarkovski) autour de cet édifice singulier.
Quand
on monte à l'étage où se trouve des miniatures de projets écologiques, on se retrouve au cen-
Tre de
cet édifice assez impressionnant, et pour ceux qui ont le vertige, ce n'est pas drôle! Mais la
Vue de l'autre île vaut
le détour, même s'il faisait gris.


Un peu de didactisme se trouve dans l'exposition sur
l'écosystème des Grands Lacs, qui abritent près
D'un cinquième des
réserves mondiales d'eau douce, la plus importante réserve après les glaces po-
Laires et autour desquels vivent plus de 40
millions d'habitants. Pour expliquer tout cela, quelques jeux,
Notamment un sur
la salinité. En résumé bien contracté, de l'écologie, partout partout ! Et la fête des
Neiges, c'est très familial, avec la fabrication de la tire
made on snow (avec du sirop d'érable posé sur
La neige, à une température définie que seul un maître peut atteindre, Dave
par exemple, un de mes
Co
mpagnons de périple à Sainte-Agathe, a pourtant réussi !). Des gens en profitent pour descendre
Des toboggans glissants
de glace, petits et grands, pour jouer au pallet sur glace (je suis fan, mais
Je préfère en salle bien au chaud!), c'est aussi u
n top-départ en luge (avec les candidats de
Gauche qui ont triché et qui sont descendus de leur structure de bois !).

Puis
je m'en retourne dans le Village, avec ce long escalator plat que, quand je suis motivée, j'escalade
Courageusement, quand j
e suis chargée de courses... Je m'abstiens et je me mets sur le côté pour ne
Pas gêner le passage. C'est quand même mon quart
ier, et je l'aime bien. Même si il abonde en hom-
Mes androgynes aux skinny jeans tout collants (d'un sexy) et de vestes en c
uir un peu bizarres. Ma pe-
Tite avenue piétonnière me fait me sentir chez moi même à 10 000 kilomètres de ma rue de
Lobbes.


Be okay with oneself . . . Be true, to oneself . . .

Actualisation en avril 2009 : parfois, dans les livres sur le cinématographe, l'i-
Mage ou le genre, on trouve des phrases qui sonnent tout simplement justes.
"Le danger du grégarisme est la perte de la possibilité par le sujet de cheminer dans sa liberté."
J'aime cette idée de cheminement personnel, et je m'y retrouve. Il faut parfois être seul
Avec soi pour savoir vraiment ce que l'on veut, vers quoi on veut courir et ce dont on a
Besoin, pour ensuite, partager cette manière d'être avec ceux qu'on aime, et pouvoir
Grandir à leurs côtés, à petit pas. Tu le crois-tu pas ? (c'est du québecois les gars)!

Breathe Me, in my hometown glory

I`ve been walking in the same way, as I did. Missing out the cracks in the pavement,
And tutting my heel and strutting my feet. "Is there anything I can do for you dear? Is
There anyone I could call?" "No and thank you, please Madam. I ain`t lost, just wandering."
Round my hometown, memories are fresh, round my hometown. The people I`ve met,
Are the wonders of my world, are the wonders of my world. Are the wonders of this world.
I like it in the city when the air is so thick and opaque. I love to see everybody in short skirts,
Shorts and shades. I like it in the city when two worlds collide. You get the people and the
Government, everybody taking different sides. Shows that we ain`t gonna stand shit,
Shows that we are united, shows that we ain`t gonna take it, shows that we ain`t gonna
Stand shit, shows that we are united, ... Round my hometown. Memories are fresh,
Round my hometown. The people I`ve met, are the wonders of my world.

Help, I have done it again. I have been here many times before.
Hurt myself again today and, the worst part is there's no one else
To blame. Be my friend. Hold me, wrap me up. Unfold me, I am
Small. I'm needy, warm me up. And breathe me . . .
Ouch I have lost myself again. Lost myself and I am nowhere to
Be found. I think that I might break. I've lost myself again and I feel
Unsafe. Be my friend. Hold me, wrap me up. Unfold me, I am
Small. I'm needy, warm me up. And breathe me . . .


# Posté le dimanche 05 avril 2009 20:07

Modifié le mardi 02 juin 2009 10:00

Petit tour au Champ-de-Mars[ Vieux-Montréal ]

Petit tour au Champ-de-Mars[ Vieux-Montréal ]

Lorsque le soleil pointe le bout de son nez, cela donne envie de prendre l'air. Evidemment, l'air
De ces journées enso
leillées est généralement très frais puisque plus il fait ensoleillé, plus il fait
Froid. Plus il fait gris, plus il f
ait « chaud » (on ne peut pas tout avoir). Alors me voilà, sortant vers
15 heur
es (et le soleil décline déjà), pour me rendre dans une partie du Vieux-Montréal. J'y aperçois
L'Eglise
Notre-Dame, 12°, le paradis du vin, et les Marchés Bonsecours. J'y entre, mes jambes fri-
Gori
fiées me le recommandant vivement. Quelques petites galeries avec des produits artisanaux (on
Se deman
de ce que l'alcootest faisait là ? Au cas où on arroserait trop la soirée à La Caverne du Roy
S
ans doute). J'y vois des papillons, des araignées et des scarabées immobilisés à jamais (person-
Nellement si j'avais c
ela accroché sur mon mur, je ne pourrais faire qu'encore plus de cauchemars !).
Ma vie onirique
est déjà assez animée (et bizarre) comme cela. Il y a aussi un magasin de verre
Soufflé. Puis, la temp
érature corporelle étant remontée, je ressors quelques temps (pas longtemps,
J'
avoue, il faisait -23°). Juste assez de temps pour voir l'hôtel de ville, monter la Place Jacques
Cartier, s'
y arrêter pour la pause photo, saluer la statue d'un personnage sans doute célèbre
(Pas l
e temps de lire son nom, les jambes ne tiendront plus longtemps!). Une dernière vue pour
La route, et enfin, la statio
n de métro est à l'horizon. La prochaine fois, on la fera plus longue
(Mais il
faut qu'il fasse seulement -10° alors).

____________________________


C'est quoi un bonnet ?
Beh, une tuque quoi.



# Posté le jeudi 12 février 2009 22:36

Modifié le vendredi 24 avril 2009 10:54

Campus de l'Université de Montréal (UdeM) et Grande Bibliothèque de l'UQAM[ Et mon petit programme du semestre d'hiver 2009 ]

Campus de l'Université de Montréal (UdeM) et Grande Bibliothèque de l'UQAM[ Et mon petit programme du semestre d'hiver 2009 ]

Le campus de l'UdeM est à quelques 13 arrêts de métro de mon lieu de vie, ce qui fait 2 chan-
Gements de ligne et trois lignes différentes qui, parfois, avec chance, s'enchaînent magistrale-
Ment (parfois aussi, c'est la panne q
ui vous coince pendant 30 minutes, vous faisant arriver hon-
Teusement à votre cours sans pouvoir vous glisser comme une souris, car il n'y a que 20 étu-
Diants et que la porte est à 2 mètres du professeur, qui pense que vous ave
z eu une panne de
Réveil, car vous êtes la seule qui empruntez le métro dans ce sens pour aller à ce cours) (et mer-
De). Je suis donc les cours de
Genre et sexualité avec Julieu Beaulieu (on se penche sur la culture
Queer et gay, ça me change du quartier), de courants contemporains du cinéma avec André
Habib (cinéma d'après 1960, ça nous change du muet), de mythologie du cinéma avec Michèle
Garneau
, une perle, de Genres et cinéma sur le cinéma d'horreur avec un allumé hybride québeco-
Asiatique
Bernard Perron et un séminaire supervisé par André Gaudreault, théoricien renommé et
Où viennent donner cours 4 professeurs, deux de la Sorbonne-Nouvelle et deux de l'UdeM.

Le campu
s s'étend d'ailleurs lui-même sur 3 stations de métro tant il est grand. Par -25°, j'ai
Déjà fait le dit-trajet à pied (je n'avais pas encore ma carte
STM de transport illimité alors il n'y a-
Vait pas de petites économies). Mai
s c'était rude. Généralement cependant je me rends de ma
Ruelle, en saluant ma porte, au boulevard de Maisonneuve, jusqu'à la station Beaudry, en longeant
Le
Starbucks du coin, vers la lointaine station de métro de Côte-des-Neiges. Après quoi il faut bra-
Ver le froid quelques temps (et le temps s'allonge s'il
a neigé, l'air de rien, ça ralentit le pas!). Et
Voilà
le Pavillon Jean-Brillant (en image ici au coeur d'une journée enneigée apocalyptique). A ses
Côtés,
Lionel-Groulx, puis, Samuel-Bronfman. Le must, c'est que vous pouvez passer d'un pavillon
A l'autre sans ressortir, grâce
au souterrain qui relie les lieux entre eux (si ils pensent pas à tout
Ces québecois!). Cela é
vite de jouer à couches-couches (débarassage et remise des couches).
La bibliothèque offre un hall
au petit espace détente ainsi que de multiples étalages livresques.
Et voilà
je passe donc la majorité de mon temps pour le moment. De toute façon, le soleil ne
Brille guère malheureusement ces temps-ci, le ciel est un peu encombré, donc j'hermite à la mé-
Diathèque, qui
a des écrans plats, qui est ouverte sur le monde. J'en reviens pas tellement le lieu
Est agréable par rapport à la salle de visionnage de l'ULB où nous sommes enfermés à l'intérieur
D'une cage et encahutés dans des petits espaces réduits, à 10 centimètres du poste, et de laquel-
Le vous ne pouvez ressortir s
ans migraine qui vous tiendra compagnie tout au long de la journée.
Sans parler du sourire ravageur (comprenez, inexistant) des "frères-sourire". Non non, ici c'est le
Luxe je dirais. Et les heures d'ouverture vont parfois jus
que 22 heures (j'arrête là car sinon je vais
Tomber de ma chaise tellement je réalise qu'il faudra opérer un difficile retour en arrière par la
Suite). Même que si vous êtes chanceux et devez lire un DVD de zone européenne, vous
pourrez
Même avoir droit
à votre propre salle de visionnage pour vous tout seul ! Et sortir le thermo en tou-
Te impunité.

Et la
Grande Bibliothèque en photo est celle de l'UQAM, autre université qui fait la gloire du quar-
T
ier francophone à une station de métro de chez moi. Elle est publique et l'inscription est pure-
Ment gratuite. Elle abrite 4 étages, dont une partie est dédiée aux arts, une autre aux multimé-
Dias. En bas, une partie multimédia
est réservée à un public assez familial, puis il y a les colon-
Nes sérieuses et les innombrables rangées de bouquins. De grands
ascenseurs relient le tout
Dans une architecture originale et des
escaliers aérés (si si ça existe!). Un petit paradis gratuit.
Une jolie découverte, tout comme l'oeuvre d'art qu'abrite
sa station Berri-UQAM. Chaque station
A été pensée par des artistes et architectes et chacune a une sorte d'âme propre, marquée d'une
Touch
e personnelle. Pour vous distraire, des écrans vous tiennent au courant de l'actualité, et
Accessoirement, de la météo qu'il fait (et de quand arrive votre petit métro
of course).

____________________________


Au centre trône mon Cosmo-Berri, coktail pris à la Quincaillerie le 22 janvier après une bonne é-
Tude de
la carte, une boisson à base de vodka et de martini, avec aussi du jus de canneberge,
Un classique ici (vous en trouvez partout et à toute
s les sauces). Il s'agissait d'une réunion re-
Groupant des étudiants en échange, majoritairement belges et français. Un québecois pure sou-
Che s'était glissé dans le tas,
Samuel. La Quincaillerie se situe du côté de Mont-Royal, à deux
Ou trois stations de mon lieu de vie. Et je me suis même pas perdue en rentrant raisonnable-
Ment à 23h (parfois je me réjouis de peu, mais se perdre par -10° n'est pas très folichon).
J'allais oublier.
Le discours d'investiture de Barack Obama (Go Barack!). Dans un amphithéâtre
Très grand, Lesage je pense, où des dizaines d'étudiants, voire des centaines au moment du
Discours, se sont réunis devant les écrans pour écouter le nouveau Président
. Un tel engoue-
Ment ne s'est jamais vu de la part des Montréalais par rapport à un président américain, c'est
Pour dire. Pour une fois, j'ai pu donc vivre en heure locale avec Washington, et c'est un senti-
Ment tout à fait pla
isant à expérimenter (et Mme Obama avait l'air d'avoir aussi chaud que
Nous, à Montréal) (même qu'elle avait ses gambettes à l'air).

Pour la touche culturelle, il faut remarquer qu'ici les
Night Shops portent le nom charmant de
Dépanneurs. Que quand un québécois drague une demoiselle, il la "cruize", que quand on
Vous dit "
bienvenue", on vous dit tout simplement "de rien" (traduction directe du "you're
Welcome"
, I suppose) (mais sur le moment j'avais pas fait le lien) (et j'étais là, "bienvenue
Pour quoi?" dans ma tête. Puis la pièce est tombée). Et que quand un québecois
débarque
De son char
, il sort tout simplement de sa voiture. Ha bon, beh fallait le dire plus tôt!


# Posté le vendredi 30 janvier 2009 17:26

Modifié le lundi 02 mars 2009 11:18