Interlude


De retour à Montréal. Ou en tout cas, c'est l'impression que j'ai chaque fois que je mets le
Bout de mon nez dehors. Rassurez-vous, tant que les poils de nez ne gèlent pas, on a en-
C
ore de la marge (quoique, quoique). Avez-vous des techniques infaillibles ? Moi c'est la
Gl
issade sur bottines, imparable. Bientôt, un peu de culture musicale par ici.
D
'ici-là, bottez-vous bien !


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# Posté le dimanche 20 décembre 2009 12:34

Emmitouflement de pensées

 Emmitouflement de pensées

Cette année je me suis promise de faire de découvrir des univers culturels inhabituels.
Ou de continuer leur découverte,
comme pour le FIFF, en septembre, où j'ai été me co-
Cooner avec toi Ste
phie, dans les fauteuils du Caméo pour deux souvenirs cinémato-
Graphiques et sur
tout, du temps à tes côtés. Deux jours plus tard, j'écoutais avec
Beaucoup de plaisir
Elsa Zylberstein nous parler d'elle, de la vie, et surtout, d'au-
Thenticité. Octobre fût le mois du retour de l'improvisation dans
mon paysage audio-
Visuel. Le match voyait s'affronter le
Québec et la Belgique, un petit clin d'oeil comme
Celui-là me fait
sourire intérieurement. Indéniablement moins bons que les montréa-
Lais restés en terre connue, l'équipe s'est fait battre
par nos dignes représentants.
Certains ont peut-être connu la ligue d'impro grâce à
un professeur de français parti-
Culiè
rement emballé en secondaire? Ce fût en tout cas mon cas, et je me rappelle,
Non sans sourire complice avec l'adolescente q
ue j'étais, avoir fracassé un verre au
Moyen de ma pantoufle de protestation (à lancer sur le ring quand les joueu
rs sont
Vr
aiment mauvais, en manque d'inspiration).

Pensant à tous ces profs de français qui se sont donnés du mal pour nous faire
D
écouvrir le théâtre, je me suis risquée à découvrir STIB, pièce du Théâtre Public
De Woluwé. Un bel endroit pour se retrouve
r cosiment, partager un petit repas ou
Un bon verre de vin. Des actrices engagées même si je ne fûs pas tout à fait con-
Qu
ise. Une prochaine fois sans doute!

Direction
le Théâtre de la Monnaie pour y découvrir "Iphigénie en Aulide" et "Iphi-
nie en Taurid
e", de Glück, deux opéras pour le prix d'un (prix rien-du-tout puisque
Nos places sont offertes par le TDM avec
l'ULB dans le cadre du cours opéra campus).
Qui dit "deux opéras", dit aussi cinq heures dans nos fauteuils. Une première p
artie
Assez convaincante (mais vive le petit livret que vous imprimez préala
blement pour
Comprendre quelque chose à ce qui
se chante, même si ce qui se chante, c'est
Censé être du français) mais un accident de dévallement de cinq mètres d'un fi-
Gurant arrête le spectacle, et suspend nos souffles. La question du spectacle
Reprend alors une symboli
que toute autre, par rapport à l'importance d'une vie.
Deuxième partie génialisîme. Une nouvelle Iphigénie revigorée, jeune et dyna-
Mique do
nne un tout autre envol au tout. L'osmose était meilleure, l'armée de
Guerriers grecques presqu'hilarante par moment, surto
ut que nous, public co-
Baye, on était du côté des choeurs (c'est à dire qu'à côté de vous, la personne
Pouvait se mettre s
oudain à chanter, déclenchant un arrêt cardiaque très momen-
Tané de votre coeur) (un blessé suffit). Et devant nous, à deux
ou trois mètres, la
Fosse et l'orche
stre, et son chef d'orchestre impressionnant. Eux ont tous enchai-
Nés les deux specta
cles, quelle soirée pour eux! Si un jour, à Question pour un
Champion
, il y a une question sur cette pièce d'opéra de l'autrichien, reprise d'
Euripide et compagnie, je suis incollable. Mai
s le présentateur me fait très peur.

_____________________________________


Trêve de plaisanterie, aujourd'hui il neige, c'est la fin de l'année, toute fin.
Les mots dénaturent
parfois un instant. Parce qu'ils ne semblent pas toujours à la hauteur
De l'émotion. Essayons q
uand même, et partageons les sons, la profondeur de la musique,
Du silence, d'une intériorité incommensurablement immense et intense. Aux portes de Noël.

Un regard sur l'année, pour chacun de nous. Partage d'un moment, envies de connaître la
Suite, confiance en l'avenir.


# Posté le mercredi 16 décembre 2009 12:16

Summer's Sunshine Meets Winter's Cold . . . [ Warmth beats up everything . . . ]


Hier, j'ai rencontré neuf femmes lors d'une formation. Ce fût intense, magique, communautaire
Et plein de bienveillance. Aujourd'hui se termine ce petit aparté dans la semaine, et reprend le
Q
uotidien à célébrer, surtout que Noël approche. Et malgré le froid qui commence à gagner nos
Terres, la chaleur humaine est bien présente, et c'est ce qui compte, pieds froids or not piéfrwa. .

La chaleur de l'été était elle aussi une petite bulle de précieux souvenirs, de précieux moments
A vivre au présent aussi. Sur les rochers de Provence, dans la ville de
Cannes et son paysage
figuré par le train, son Palais du Festival et ses terrasses un chouya excessive au niveau des
Prix. Sans oublier
Saint-Tropez, qui n'a rien à voir avec l'image que l'on s'en fait (en tout cas si
Cette image est positive, car à part un café à deux fois son prix et des trottoirs pas très propres,
Seule la vue et quelques petites ruelles valent le d
éplacement) (11 euros le nectar de fruit, même
S'il en vaut cinq, cela fait quand même un peu chicos et si vous laissez votre voiture faire dodo
Dans le parking, cela risque aussi de vous ruiner). Pas de Brigitte à l'horizon non plus
, elle a
Migré un peu plus loin, la maligne. Préférez-lui donc
Sainte-Maxime (pas à Brigitte mais à St-
Tropez), si vous passez dans le coin, à deux pas, les plages donnent sur la mer, le vent bal
aie
Gentiment la peau qui a chauffé, l
es grands cèdres se dressent. Une autre adresse toute aus-
Si Sainte?
Saint-Raphaël et Fréjus, des villes bien connues par mes parents qui y ont passé
De m
émorables vacances. Sans oublier Nice, une merveilleuse surprise, pleine de clarté,
De blanc, une drôle de promenade des Anglais, un décollage en parachute ascentionnel re-
Porté à plus tard pour
cause de ne-sens-plus-mes-bras après le jet-ski (et-a-veu-pas-retourner-
Dans-la-mer-le-sel-apiiique).
Jolis quartiers, une ville qui vit, le plein de lumière. Bon, alors,
En attendant les pro
chains rayons d'une puissance n'avoisinant pas le niveau d'inexistence, on
Peut toujours pratiquer la visualisation, ça fera peut-être revenir tout ça plus
vite. Mais avant,
Place à Noël et qui
sait, de la neige pour certains (pas pour Ryô, sous les tropiques européens,
On ne peut pas tout avoir). Mais nous, nous là, est-ce que papa Noël va arriver avec un man-
Teau couleur pureté?


 Summer's Sunshine Meets Winter's Cold . . . [ Warmth beats up everything . . .  ]
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# Posté le dimanche 13 décembre 2009 13:57

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 14:08

L'héritage des mots, petits mots sur le quotidien . . .


Comme Colette Nys-Mazure, de laquelle j'ai lu quelques pensées dans un livre-recueil offert il
Y a quelques années po
ur Noël par ma maman, je trouve que la vie est une célébration du
Quotidien. Sa
vourer ces petits instants simples, partager le silence signe révélateur de l'amitié,
Se sentir pleinemen
t vivante, et être consciente de la chance que cela représente. Car la vie
Reste fragile et ô
combien précieuse. En cette période de fin d'année, cela fait du bien de lire
Ces quelques mots qui résonnent en vous
et qui vous font dire que ce sont vos pensées mais
Que jamais elles n'ont éte
aussi joliment formulées. Pour ce mois de décembre, de doux mots
Posés sur un
e page, d'ici et d'ailleurs.

" Je ne v
eux plus que ma vie aille dans tous les sens, que l'agenda soit surchargé. Je désire m'en
Tenir à une ligne modeste, à
une intuiton primordiale. Sans cesse désherber, tailler, arroser: les
Fleurs
périraient sous la végétation envahissante. (...) Nous trouvons refuge dans l'ombrage des
Livres que nous aimons. Les l
ivres n'ont jamais été un accessoire. Ils tapissent nos murs et nos
Mémoires ma
is surtout ils sont partie prenante de notre vie. Ils élargissent nos horizons, décuplent
Nos expériences
, nous réconfortent aux jours d'exil."


Merci les mots, cadeaux qui voyagent même à travers les siècles, les espaces.

Bon dernier
mois de l'année!

__________________________


En guise d'héritage imagier pour
ce mois d'hiver, un peu de soleil par procuration. Le soleil
Du sud de la Fran
ce, de la Provence et de la côte d'Azur. Grasse, la ville aux parfums. Les
Baux de Provence et ses fioles magiques. Ses terrasses douillettes, ses températures dou-
Ces. L'effet sale de la ville d'
Aix en Provence, vite délaissé au profit du Mas des Ecureuils et
De son hamac. C
'était le doux parfum de la Provence.



 L'héritage des mots, petits mots sur le quotidien . . .

# Posté le mardi 08 décembre 2009 11:44

Modifié le mardi 08 décembre 2009 15:58

Eté franco-belgo-nord américain, joies de vivre au rendez-vous [ La machine ne s'arrête plus si on la met bien en route ]


Ete 2
009. Fin d'une aventure, début d'une toute nouvelle. J'aime ces pages qui se tournent.
Et dans lesqu
elles on peut se replonger. Les souvenirs peuplent désormais de manière
Extrao
rdinairement vivide mon quotidien, ceux de mon enfance, de mon adolescence, de
Ma vie de jeune adulte, les voyages, les rencontres, les
sourires. Etant restée attentive à
Leurs petits
signes, ils se multiplient, c'est un grand bonheur que de retrouver des choses
Que l'on pensait oubliées et de garder bien en mémoire
celles qu'on vient tout juste de
Vivre. Je l'assure m
aintenant, je ne peux désormais plus regarder un film américain sans
M'écrier (mental
ement, histoire de ne pas horrifier salle et famille) "ho c'est Washington DC",
Et de même avec tout
es les villes traversées. Il faut cependant remarquer que peu de films
Se déroulent à
Providence. Ou à Chicoutimi ! Mais hier, nous avons vu "State of Play" (oui c'est
Encore à l'affiche
en dernière rotation de copie à Ixelles, fou hein!), et évidemment, la capi-
Tal
e politique s'est fait remarquer. Depuis 2012 d'ailleurs, ils avaient reconstruit le Wa-
Shington Monument
, incroyable. Un peu de sérieux tout d'même, il faut reprendre le fil...

Attérissage en juillet après zéro-heure-de-dodo (on passe de minuit à 6 heures du matin,
On so
upe à 21 heures et ils nous refourgent leur déjeuner quelques temps après, tentant
De nous tromper l'organi
sme, de le persuader qu'il est tout à fait prêt pour son jus d'orange
Matinal alors qu'il crie "
dodo"! Et de récupérer une grosse valise et une petite autre (évitons le
Remake du coup d'alerte à la bombe à Charles-
de-Gaule au retour de Vigo avec 3 valises, 2
Sacs et seulement deux
mains). Petite tête qui passe par la sortie, se demandant si c'est le
Bon chemin. Bingo, même que le comité d'accueil comporte une invitée surpri
se. Merci à toi !
L'énergie e
st relancée, et le sera pour 38 heures d'affilée (je compatis sincèrement au train
D'enfer de la vie des urgentistes). Après du blablatage-pas-à-volonté car c'est pas t
out ça,
Mais y'
en a qui travaille pour du vrai, Stefie s'en repart vaillamment vers Nivelles, avec sa
Conduite de maître,
on vous l'assure GA et moi, on a testé. Impressionnant !

En route vers la
Thudinie, le pays du Feuillu, maison de mon évolution. Un nouvel habitant à
Présenter, Ulysse, déjà un mythe à lui tout seul. A six mois, i
l a déjà triplé de volume. Gen-
Til comme tout, il cohabite ha
bilement avec la gente féminine féline, 2 drôles de dames. On
M'avait pas dit! Mes heures de sommeil niées
m'ont fait douter un instant. Le cerveau fonctio-
Ne au ralenti genre "
que fait ce chat noir et blanc sur le canapé. Oh joli canapé de Thuin. Qu'il
Fait
lumineux. Ha oui, le chat. Alors, heu, le connaisse-je? Mais. Non.
" Bingo (again) comme di-
Rait Daniel dan
s un livre de Cauvin. C'est l'adoption immédiate. Je tiens mes yeux (allumettes
Mentales) jusqu'au soir qui
nous réserve des tapas dans la ville carolingienne. Et deux san-
Grias, c'est bien
assez quand on n'a pas dormi-du-tout-du-tout. En route pour la suite estivale!

Et elle arriva très tôt avec un départ en vadroui
lle française avec Papa. La Provence et d'abord,
Avec
les Baux de Provence et leurs jolies petites échoppes, Gigondas et son glacier qui fait du
Thé frais impressionnant,
Le Mas des Ecureuils où on vivait au gré du Hamac, Le Cul Du Loup,
Le
vin bu sur la place d'une ville anciennement fortifiée. De jolies soirées, beaucoup de lecture,
Le cerveau en marche, perpétuellement. Tu m'avais manqué, à moi aussi, petite
Europe.


 Eté franco-belgo-nord américain, joies de vivre au rendez-vous [ La machine ne s'arrête plus si on la met bien en route ]
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# Posté le lundi 23 novembre 2009 11:23

Modifié le mardi 24 novembre 2009 15:05

At the Hard Rock Café . . .

 At the Hard Rock Café . . .

Un petit voyage sert parfois aussi à ne plus passer à côté de petits lieux sympas qu'on a jusqu'a-
Lors m
anqués dans notre si chère Europe. Un exemple? Le Hard Rock Café, un incontournable.
Je suis passée à côté
de celui de New-York ainsi qu'à Toronto, mais je me suis rattrapée avec ceux
De
Washington D.C., Philadelphia et Ottawa (style ancien, very very ancien), sans oublier celui
Présent juste sous mes yeux pendant des
mois, à Montréal (fallait évidemment chercher sous la
Neige, quel attrape-couillon,
ça failli me donner une excuse d'y retourner) (après le dégèl 2010,
Car là, c'est reparti, ils retournent à l'ère polaire déjà)
(on y est presque nous aussi, belgounets).

Me voilà donc, un trou dans ma culture en moins, et une jolie
panoplie de connaissances en
Coktails en plus. Je sens pointer l'ouverture d'un incontournable Café dans n
otre petite capita-
Le, prochainement. Ce s
erait tellement mieux que l'invasion de Starbucks (IMO, pardon aux
Fans). Allez,
America, juste un petit effort pour américaniser le vieux continent d'une manière
Appréci
able (comprenez par là, pas en McDonaldisation omniprésente). Puis amène Barack
Avec
toi.

I'm a Fan. And I will go back, at the corner of a cosy Hard Rock Café (avec ma carte d'identité,
Cela va sans dire).


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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 14:42

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:18