Cette année je me suis promise de faire de découvrir des univers culturels inhabituels.
Ou de continuer leur découverte, comme pour le FIFF, en septembre, où j'ai été me co-
Cooner avec toi Stephie, dans les fauteuils du Caméo pour deux souvenirs cinémato-
Graphiques et surtout, du temps à tes côtés. Deux jours plus tard, j'écoutais avec
Beaucoup de plaisir Elsa Zylberstein nous parler d'elle, de la vie, et surtout, d'au-
Thenticité. Octobre fût le mois du retour de l'improvisation dans mon paysage audio-
Visuel. Le match voyait s'affronter le Québec et la Belgique, un petit clin d'oeil comme
Celui-là me fait sourire intérieurement. Indéniablement moins bons que les montréa-
Lais restés en terre connue, l'équipe s'est fait battre par nos dignes représentants.
Certains ont peut-être connu la ligue d'impro grâce à un professeur de français parti-
Culièrement emballé en secondaire? Ce fût en tout cas mon cas, et je me rappelle,
Non sans sourire complice avec l'adolescente que j'étais, avoir fracassé un verre au
Moyen de ma pantoufle de protestation (à lancer sur le ring quand les joueurs sont
Vraiment mauvais, en manque d'inspiration).
Pensant à tous ces profs de français qui se sont donnés du mal pour nous faire
Découvrir le théâtre, je me suis risquée à découvrir STIB, pièce du Théâtre Public
De Woluwé. Un bel endroit pour se retrouver cosiment, partager un petit repas ou
Un bon verre de vin. Des actrices engagées même si je ne fûs pas tout à fait con-
Quise. Une prochaine fois sans doute!
Direction le Théâtre de la Monnaie pour y découvrir "Iphigénie en Aulide" et "Iphi-
Génie en Tauride", de Glück, deux opéras pour le prix d'un (prix rien-du-tout puisque
Nos places sont offertes par le TDM avec l'ULB dans le cadre du cours opéra campus).
Qui dit "deux opéras", dit aussi cinq heures dans nos fauteuils. Une première partie
Assez convaincante (mais vive le petit livret que vous imprimez préalablement pour
Comprendre quelque chose à ce qui se chante, même si ce qui se chante, c'est
Censé être du français) mais un accident de dévallement de cinq mètres d'un fi-
Gurant arrête le spectacle, et suspend nos souffles. La question du spectacle
Reprend alors une symbolique toute autre, par rapport à l'importance d'une vie.
Deuxième partie génialisîme. Une nouvelle Iphigénie revigorée, jeune et dyna-
Mique donne un tout autre envol au tout. L'osmose était meilleure, l'armée de
Guerriers grecques presqu'hilarante par moment, surtout que nous, public co-
Baye, on était du côté des choeurs (c'est à dire qu'à côté de vous, la personne
Pouvait se mettre soudain à chanter, déclenchant un arrêt cardiaque très momen-
Tané de votre coeur) (un blessé suffit). Et devant nous, à deux ou trois mètres, la
Fosse et l'orchestre, et son chef d'orchestre impressionnant. Eux ont tous enchai-
Nés les deux spectacles, quelle soirée pour eux! Si un jour, à Question pour un
Champion, il y a une question sur cette pièce d'opéra de l'autrichien, reprise d'
Euripide et compagnie, je suis incollable. Mais le présentateur me fait très peur.
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Trêve de plaisanterie, aujourd'hui il neige, c'est la fin de l'année, toute fin.
Les mots dénaturent parfois un instant. Parce qu'ils ne semblent pas toujours à la hauteur
De l'émotion. Essayons quand même, et partageons les sons, la profondeur de la musique,
Du silence, d'une intériorité incommensurablement immense et intense. Aux portes de Noël.
Un regard sur l'année, pour chacun de nous. Partage d'un moment, envies de connaître la
Suite, confiance en l'avenir.
De retour à Montréal. Ou en tout cas, c'est l'impression que j'ai chaque fois que je mets le
Bout de mon nez dehors. Rassurez-vous, tant que les poils de nez ne gèlent pas, on a en-
Core de la marge (quoique, quoique). Avez-vous des techniques infaillibles ? Moi c'est la
Glissade sur bottines, imparable. Bientôt, un peu de culture musicale par ici.
D'ici-là, bottez-vous bien !